On a une idée et après que fait-on ?

Se mettre à son compte, monter son projet, créer son entreprise… On a une idée et après que fait-on ? Dans cette chronique diffusée sur Widoobiz, Joseph Machiah vous donne les clés et les étapes pour transformer votre idée en business.

 
Résumé enrichi du podcast Widoobiz : « J’ai  une idée : les premières étapes pour la transformer en business » , chronique du 24 octobre 2011              http://www.widoobiz.com/chroniques/creation-reprise-entreprise/lachroniquedequitips/jai-une-idee-les-premieres-etapes-pour-la-transformer-en-business/10794

La première chose à faire est de structurer cette idée. Pour cela, il faut simplement en parler. La parole est puissante et permet notamment d’élaborer les concepts et de structurer la démarche. Car les meilleures idées viennent aussi souvent lors d’échanges informels.

Quand les idées se précisent, il est alors temps de préparer une présentation formelle. La rédaction d’un mini plan de développement va obliger à clarifier bon nombre d’éléments. Il s’agit de faire quelque chose de simple. Je ne suis pas, à ce stade de réflexion, un grand fan de business plans parce qu’on a tellement peu d’éléments réels que tous les business plans qui seront faits ne correspondront à rien.

Il est nettement préférable que le futur entrepreneur se concentre sur la mise en œuvre de ses idées. Il s’agit maintenant de mettre à l’épreuve de la réalité au moins un bout de son projet. Tous les moyens sont bons pour valider le marché, le produit, les procédures, faites un test , un pilote, ce que vous voulez mais en étant sur le terrain, en situation. Il n’y a rien de mieux que l’action pour avancer, pour construire ses certitudes. A force de creuser, chercher, de poser des questions, de rencontrer des gens… il y a des concepts de plus en plus affutés qui vont surgir comme des évidences. Utilisez le monde réel pour améliorer le modèle en continu et bâtir un modèle de plus en plus réaliste et opérationnel.  Si vous en êtes à cette étape, attention à bien faire le tri entre les envies, les peurs, les rêves et votre capacité à entrer dans l’entrepreneuriat. Si il y a un loyer à assurer, un emploi stable à quitter, le futur entrepreneur doit être au clair avec le risque qu’il est vraiment prêt à assumer.

Au bout d’un certain temps donc, le projet a pris forme. Comment faire après ? Est-il nécessaire de tout de suite monter une structure juridique ? La plupart du temps non ! Si il n’y a pas d’enjeux essentiels de savoir-faire, des brevets à protéger, des gros contrats à monter, etc., créer une entreprise n’est pas nécessaire et même inutile. Une carte de visite, un site, un proto ou une plaquette, ça suffit la plupart du temps. Il faut être souple jusqu’au bout, le plus longtemps possible, car le contexte change vite et détricoter un cadre juridique est encore plus long que de le mettre en place.

Il y a deux solutions possibles :

  • Soit passer par un cabinet de consultants indépendants qui facture une prestation pour tiers. C’est immédiatement opérationnel, ça permet d’optimiser sa situation sociale et d’avoir zéro administratif à gérer, sans compter les conseils et l’énergie qu’une telle structure peut apporter.
  • Soit l’auto-entrepreneuriat qui peut convenir temporairement. Ça permet de maîtriser les charges sociales car c’est en pourcentage du chiffre d’affaires. Sachant que les gros inconvénients dans ce modèle sont notamment de ne pas permettre une déductibilité des frais, de ne pas pouvoir récupérer la tva et de limiter le chiffre d’affaire. Mais pour démarrer, on peut faire avec.

Donc où en est-on ? On a structuré l’idée, on l’a testée, on est à peu près certain de son produit qui a déjà évolué à plusieurs reprises, on a des cartes de visite, on a un site (pour rassurer les futurs clients, pas pour vendre), et voilà on arrive à la vente. Et ça, c’est toute une autre aventure. Car vous allez le découvrir, le plus dur finalement, ce n’est pas d’avoir le produit, ou de le concevoir, c’est de le vendre.

Il y a un dernier conseil à donner. Il s’agit, pour l’entrepreneur, de s’entourer d’un comité de professionnels qui permettra de prendre du recul (l’entrepreneur est souvent aveuglé par son enthousiasme). Du recul pour pouvoir mieux éviter les pièges et saisir les opportunités. Il peut s’agir de faire fructifier des conseils sur la technologie, le marché, les possibilités de partenariats ou d’éviter de s’engager dans une voie que d’autres ont testée et qui est sans issue. Bon, il faut créer ce comité au bon moment. Trop tôt et vous sollicitez des personnes importantes pour peu de choses : vous risquez de vous décrédibiliser et de perdre le contact. Trop tard et vous passez à coté de bons conseils. Que ce soit  pour se mettre à son compte, monter son activité ou créer son entreprise, l’expérience n’a pas de prix. Il faut avoir la sagesse d’aller la chercher là où elle se trouve.

Vous connaissez la différence entre l’intelligence et la sagesse ? L’intelligence c’est d’apprendre de ses erreurs, la sagesse c’est de savoir apprendre des erreurs des autres …

Bonne aventure à tous !

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