Créer son entreprise avec l’associé idéal : complémentaire, compétent et compatible !

Aujourd’hui, nous souhaitons vous faire partager un très bon article de Cédric Labeau publié sur le blog Business Angel France intitulé « Création d’entreprise : Trouver le bon associé« . Cédric Labeau est un entrepreneur et un investisseur passionné par le commerce, le marketing, le développement personnel et tout ce qui touche à la création et la reprise d’entreprises. Cédric s’exprime sur http://cedriclabeau.wordpress.com/

Je vous avoue que cet article me tient particulièrement à cœur et j’espère toucher votre petite âme d’entrepreneur. Choisir son ou ses associés est de loin le point le plus important lors d’une création d’entreprise. Sincèrement, le succès ou l’échec de votre projet en dépendra. Autant certaines erreurs peuvent être récupérables, autant une mauvaise association vous fera courir droit dans le mur. Et comparé à ce qu’on pense, c’est surement le choix le plus compliqué à faire…

J’aime vraiment la citation de John F. Kennedy  « L’art de la réussite consiste à savoir s’entourer des meilleurs ». Si Kennedy pensait notamment à la politique, cette citation s’applique parfaitement dans l’entrepreneuriat, voir même dans tous les domaines comme le sport, la musique et j’en passe. Évidemment nous allons l’employer à la création d’entreprise.

Si, comme moi lors de ma première création d’entreprise, vous pensez que sa réussite repose avant tout sur une idée originale et révolutionnaire, vous risquez d’avoir une surprise. Et croyez-moi !  Même bien emballée avec un beau ruban rouge, vous vous en passeriez volontiers.

Quand on entend parler de s’entourer des meilleurs, on s’imagine tout de suite une équipe de surdoués sur-diplômés excellant dans leur profession. Évidemment,  les associés doivent connaitre leur métier mais les qualités indispensables à l’équipe dirigeante font appel à des valeurs différentes. En effet, pourquoi s’associer avec quelqu’un de très compétent dans sa discipline mais prêt à quitter le navire à la moindre vague ?

Les risques d’une association chaotique

Au départ tout semble parfait. Tout le monde est confiant et l’ambiance décontractée. Puis surviennentt les problèmes inhérents à la vie d’une entreprise et le stress qui en découle. Des stratégies doivent être élaborées intelligemment et des décisions prises rapidement. Bien qu’ayant un cap clairement défini dans le business plan et malgré l’analyse des risques effectués en amont, certaines situations inattendues impliquent de faire des choix importants. Bref, nous avons beau essayer de penser à tout avant même la création de l’entreprise, ça ne se passe jamais comme prévu. C’est à ce moment là que l’on découvre ce qui se cache dans la pochette surprise.

En cas de mauvaise association, vous risquez de vous retrouver dans une situation peu amusante. Si le taux d’échecs des jeunes entreprises est si élevé, c’est généralement à cause d’un conflit entre les associés qui empêche d’avancer. Et une start-up qui stagne, c’est la mort assuré.

5 erreurs à éviter 

  1.  Votre associé ne partage pas la même vision : Si l’objectif n’est pas clairement défini au départ, vous risquez d’être constamment en désaccord. Aucune décision ne sera prise et même en étant  actionnaire majoritaire, vous ne pourrez pas imposer votre choix à votre associé…Si vous vous retrouvez seul, comment allez-vous vous en sortir ?
  2. Votre associé craint le changement : Une situation imprévisible oblige à contourner l’obstacle qui se présente en opérant quelques changements. Il ne s’agit pas d’abandonner le but à la première difficulté mais de prendre quelques virages inattendus. Si votre associé n’a pas l’esprit ouvert et veut se cantonner uniquement à ce qui était prévu, vous aller finir comme le Titanic.
  3. Votre associé a peur de prendre des risques : On ne peut pas être chef d’entreprise et aimer la routine. Je ne dis pas qu’il faut gérer une société comme on joue au casino mais pour affronter un obstacle ou saisir une opportunité, il faut être prêt à prendre des risques…calculés évidemment (le pile ou face est à proscrire… ).
  4. Votre associé est un incapable : Vous ne pourrez vous en prendre qu’à vous-même si vous n’avez pas pris la peine de bien vérifier les compétences de votre associé. Personnellement, je ne suis pas paranoïaque (quoique…)  mais  se fier uniquement aux dires de votre partenaire est suicidaire. S’il s’avère qu’il est incapable de remplir la mission qui lui était confiée qu’allez vous faire ?
  5. Votre associé aime son petit confort : Ce point capital vient compléter les points précédents. Chacun à des charges financières personnelles (loyer, vêtements, nourriture…). Si dès le départ vous avez négligé d’en parler vous allez vite vous retrouver dans l’impasse. Les factures qui tombent, les appels incessants du banquier, les conflits avec le conjoint et votre associé va vite fait repartir se faire embaucher s’il n’avait pas prévu d’économie pour survire la première année.  Un problème d’argent est pire qu’une gangrène. Au mieux, votre associé travaillera avec vous quelques heures par ci par là. Au pire, il vous abandonnera.

Ce ne sont là que quelques points mais il en existe surement d’autres tout autant importants. Vous avez passé du temps à rédiger votre business plan,  prenez-en également pour bien vous entourer. Mais concrètement, comment choisir vos futurs associés ?

Du bon sens et du bon sens…

S’associer avec quelqu’un uniquement parce que c’est un bon ami ou un membre de la famille et c’est le risque de non seulement planter la société mais en plus d’anéantir vos bonnes relations. Je ne dis pas qu’il faut absolument s’associer avec un inconnu mais il est plus compliqué de voir les défauts d’un proche et d’en discuter franchement. De plus en cas de conflit avec d’autres associés, il vous sera difficile de ne pas avoir de parti pris.

Dans tous les cas, les taches devant être effectuées avant la création de la société (rédaction du business plan, choix du cabinet comptable, du juriste, de l’avocat…) devraient être faites ensemble. Cela peut sembler évident mais je vous assure que ce n’est pas toujours le cas. L’avantage est d’avoir un aperçu de votre future collaboration et d’apprendre à  vous connaitre. N’hésitez pas à demander à voir les travaux de votre futur associé et à tester ses compétences. Il ne s’agit pas d’un entretien d’embauche mais vous devez être sur de pouvoir compter l’un sur l’autre. D’ailleurs de votre côté montrez lui votre savoir-faire.

Gardez toujours à l’esprit qu’il faut mieux un associé volontaire, partageant la même vision, ouvert d’esprit et n’ayant pas peur du risque lié à la création d’une entreprise qu’un autre plus compétent dans son domaine mais complètement en décalage avec vous et prêt à tout lâcher au moindre obstacle.

Prenez le temps de parler d’argent. Qu’attend votre associé ? A-t-il bien compris que vous ne pourrez pas vous verser de salaire au départ ? Est-il prêt financièrement à se « serrer la ceinture » si l’activité mettait plus de temps à démarrer ? Combien de temps pourrait-il tenir sans rentrer d’argent ? Est-il d’accord avec la politique d’investissement prévue dans l’entreprise ?

Les avantages d’une bonne collaboration

Tout dirigeant rencontre des obstacles et une association judicieuse permet de les surmonter.  Ce n’est d’ailleurs pas par hasard que les business angels et les capital-risqueurs regardent avant tout les qualités de l’équipe dirigeante avant d’investir. La véritable valeur ajoutée d’une entreprise repose sur les hommes qui la composent et non pas simplement sur une idée révolutionnaire.

En plus de vous épargner des soucis inutiles, vous bâtirez des relations durables et profitables qui vous serviront dans votre vie d’entrepreneur.

Et vous, comment choisissez-vous vos associés ?

Ce contenu a été publié dans Non classé, avec comme mot(s)-clef(s) , , , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>